Trinidad Jimenez offre « un chèque en blanc » à Mohamed VI pour massacrer toute manifestation au Maroc et au Sahara Occidental

Trinidad Jiménez demande l’appui de l’Union Européenne pour « protéger » le Maroc de la vague révolutionnaire qui secoue la Tunisie et l’Égypte. Les conséquences de ces déclarations sont que Mohamed VI pourra réprimer avec impunité totale n’importe quel type de manifestation sociale ou politique au Maroc et au Sahara Occidental. Si des événements similaires à ceux du camps sahraoui de Gdeim Izick ont lieu à Casablanca ou à Tanger et à El Aaiun ou Smara, ou des protestations comme celles de la Tunisie ou de l’Égypte il pourra les réprimer avec une impunité totale étant donné que l’Espagne et probablement l’Union Européenne vont tourner le regard ailleurs. Personne n’a l’intention de conseiller Mohamed VI d’empêcher son armée et sa police de tirer sur la foule de manifestants. La « gauche marocaine » qui a applaudit que le gouvernement espagnol soit complice de la répression marocaine au Sahara, probablement verra avec horreur que si des protestations ont lieu pour revendiquer la démocratie au Maroc elle aura la même réponse du gouvernement espagnol et de l’Union Européenne.

La ministre des Affaires Etrangères et Coopération espagnole, Trinidad Jiménez, a prévenu lundi que l’Union Européenne et ses États membres soutiennent « les pays et Gouvernements, mais non pas les personnes individuels », en allusion au président de l’Égypte, Hosni Mubarak, après que les 27 ont réclamé lundi des élections « libres et justes » pour le pays méditerranéen dans lequel la population demande le départ de son président.

« L’Union Européenne et les différents pays en particulier soutenons les pays et les Gouvernements, mais nous ne soutenons pas des personnes individuels. C’est le peuple-même qui a, en ce moment, la possibilité de devenir le protagoniste de son propre changement », a affirmé la ministre dans des déclarations aux médias à Bruxelles, à la fin d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’UE dans laquelle cette question a été abordée.

Lors du débat, plusieurs pays, parmi eux la France et le Royaume-Uni, ont plaidé pour donner un « espace » et un « temps » au leader égyptien pour mener des réformes démocratiques, mais d’autres délégations comme celles de l’Espagne, l’Allemagne et la Suède se sont montrées en faveur de la célébration d’élections, tel que rapporté par des sources diplomatiques européennes.

À ce sujet, Jiménez a expliqué que finalement l’UE ne s’est pas exprimé en clarté sur ce point parce que « c’est le peuple égyptien qui doit décider de son propre destin » et que, en tout cas, la communauté internationale peut « l’accompagner » dans ses « revendications légitimes ».

La ministre a profité de son intervention dans le débat pour exprimer l’appui au Maroc et pour souligner que c’est le pays de la région qui a un processus démocratique « plus consolidé », par conséquent l’UE devrait « renforcer » les relations avec lui.

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