Décolonisation du Sahara Occidental

L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) a réaffirmé dans une nouvelle résolution «le droit inaliénable» à l’autodétermination et à l’indépendance de tous les peuples des territoires non-autonomes, dont le peuple sahraoui.

De cette façon, l’assemblée générale inflige un nouveau camouflet au Maroc qui occupe illégalement le Sahara Occidental et refuse de tenir un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui conformément au droit international. La Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux, que la persistance du colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations est «incompatible» avec la Charte des Nations unies, la déclaration et les principes du droit international. Elle a prié «instamment» les Etats membres de faire tout leur possible pour promouvoir, au sein de l’Onu et des institutions spécialisées et autres organismes des Nations unies, l’adoption de mesures efficaces en vue de l’application intégrale et rapide de la Déclaration à tous les territoires non-autonomes auxquels elle est applicable.
Le texte indique que «les puissances administratives (dont le Maroc) et les autres Etats membres sont priés de veiller à ce que les activités des intérêts étrangers, économiques et autres, dans les territoires coloniaux, n’aillent pas à l’encontre des intérêts des habitants de ces territoires et n’empêchent pas l’application de la Déclaration. Le texte de l’ONU prie «les Etats membres et les organismes des Nations unies de veiller à ce que la souveraineté permanente des territoires coloniaux sur leurs ressources naturelles soit pleinement respectée et sauvegardée». Pourtant, le Maroc pille depuis 35 ans les richeses du peuple sahraoui avec la bénédiction des puissances notamment la France, dans l’impunité. La résolution a réaffirmé que des facteurs tels que la superficie du territoire, la situation géographique, la taille de la population et le caractère limité des ressources naturelles ne devraient, en aucun cas, empêcher la population d’un territoire non-autonome d’exercer rapidement son droit inaliénable à l’autodétermination, y compris l’indépendance, conformément à la Déclaration, dont les dispositions sont pleinement applicables aux territoires non-autonomes.
Elle ajoute qu’il «incombe à toutes les puissances administratives, en vertu de la Charte et conformément à la Déclaration, de créer dans les territoires placés sous leur administration des conditions économiques, sociales et autres qui leur permettent de parvenir à une véritable autonomie et à l’autosuffisance économique». Il incombe à l’Onu, souligne le texte de «continuer à oeuvrer activement pour la décolonisation et de redoubler d’efforts pour diffuser le plus largement possible les informations relatives à la décolonisation en vue de mobiliser encore davantage l’opinion publique internationale en faveur d’une décolonisation complète». Elle demande aux Etats membres de «veiller à l’application intégrale et rapide de la Déclaration et des autres résolutions pertinentes de l’organisation».
Elle demande aussi que organisations non-gouvernementales, qui s’intéressent en particulier au domaine de la décolonisation, à «intensifier leur action en coopération avec l’organisation» et au comité spécial de «continuer à veiller à ce que tous les Etats se conforment pleinement à la résolution 1514 et aux autres résolutions concernant la décolonisation, de rechercher les moyens les plus appropriés pour assurer l’application rapide et intégrale de la Déclaration à tous les territoires auxquels elle s’applique et de lui faire des propositions précises pour que la Déclaration soit complètement appliquée dans les derniers territoires non-autonomes». Plus d’une centaine des territoires coloniaux ont pu accéder à l’indépendance et plusieurs territoires sous tutelle et non-autonomes à exercer leur droit à l’autodétermination et à l’indépendance, depuis 50 ans, grâce à l’ONU. Il reste cependant, 16 territoires à travers le monde qui sont déclarés «non autonomes» mais qui continuent d’être occupés sans le consentement leurs habitants.¨Parmi eux, le Sahara occidental que le Maroc pays occupant, dénie au peuple sahraoui ce droit, au mépris des résolutions onusiennes dont ce texte.

Salim Ouali

Le Citoyen, 12/12/2010

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