Un roi élastique

On ne sait pas qui il ciblait exactement de l’Espagne ou de la RASD, les deux pays souffrant d’un litige territorial avec lui.

Aujourd’hui, dans le Maroc de Mohammed VI, on ne jure plus de rien, on ne sait plus qui il classe comme « frères » comme on ne sait plus qui vise-t-il lorsqu’il parle d' »adversaires ». Ce dont on est à peu près sûr, c’est que le roi voisin nous présente « les adversaires de notre intégrité territoriale » comme étant les méchants. Le roi l’a encore fait vendredi dernier devant les parlementaires royalistes lorsqu’il appelait à plus de mobilisation et à plus d’action contre des adversaires qu’il omettait de désigner. 

Et à écouter le discours de Mohammed VI, on n’est pas plus fixé qu’avant, car si on est sûr que le roi n’avait pas en pensée son allié Israël lorsqu’il débitait sa prose, on ne sait pas qui il ciblait exactement de l’Espagne ou de la RASD, les deux pays souffrant d’un litige territorial avec lui. Quand le Maroc parle d’intégrité territoriale, il pose, à l’instar d’Israël, une colle à tout le monde, personne ne pouvant dire où se limitent exactement ses frontières. Pas celles internationalement reconnues, mais celles extensibles, qu’il s’arroge pour délimiter ce qu’il considère être la « terre promise » bis. 

Il n’y a pas de raison qu’Israël puisse prétendre à une terre promise et que le commandeur des croyants s’en prive ! Il s’en trouve même des sujet marocains qui se piquent au jeu, considèrent que désormais le Sahara occidental est bouffé et que maintenant c’est au tour du « Sahara oriental » d’être rattaché au royaume. Le Sahara oriental, c’est bien sûr le Sahara algérien, une terre bien de chez nous arrosée du sang des Algériens, le même sang qui a particulièrement arrosé abondamment nos frontières ouest. 

Des frontières où, la semaine dernière, le makhzen a choisi de nous dépêcher ses vociférateurs patentés nous casser les oreilles et les pieds. Ils venaient ânonner de minables revendications ne visant somme toute qu’à en rajouter au tintamarre autour d’un traître aux normes internationales. Un trône qui s’efforce à ignorer ce genre de manifestations lorsqu’elles se déroulent du côté de Melilla sur des questions d’intégrité territoriale. Les Marocains s’égosillaient pour rien, leur roi et son makhzen ne voulaient pas entendre, l’intégrité territoriale redevenait& élastique. Aznar s’était pointé et il est aussi ami d’Israël sinon plus que Mohammed VI.
M. Z. (mohamed_zaaf@yahoo.fr)

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